Le banquier me rappelle à l'heure, deja 27 hivers au compteur l'ami
Hâtif, le temps file entre mes pattes tandis que mon esprit se gâte
Bilan navrant d'une année gachée, je débite les jours sans compter
Un an de plus et rien de plus dans ma vie, sinon quelques ennuis
Ai-je pris la bonne direction ? Celle du coeur, contre-sens à la raison
Boussole furibonde, GPS fusillé, j'erre la nuit, galere le jour
J'ai perdu ma blonde, mon phare, mon ancre, mon amour
Je n'ai plus d'femme ni maison, juste un p'tit baluchon et ma tête de con
J'suis l'vagabond bourgeois, l'homme sans compas
Delesté d'argent, sensible au vent qui souffle sa direction
Insensible au temps qui donne tort ou bien raison
J'suis l'vagabond bourgeois, l'homme sans trace de pas
J'ai failli plier ma voile pour une blonde, jte jure
Elle brillait haut dans mon sextant l'étoile inconnue
Mais elle a filé, alors j'me résoud à faire mes voeux
Que cette année soit la plus belle pour toutes et tous
J'suis l'vagabond bourgeois, l'homme sans compas
Delesté d'argent, sensible au vent qui souffle sa direction
Insensible au temps qui nous pousse sans raisons
J'suis l'vagabond bourgeois, l'homme sans trace de pas
- lutin
Bel écran LCD, toi le reflet brillant d'une vie numérique,
Ecoutes ma chanson, fais vibrer ton diapason à un rythme frénétique, pathétique, féérique !
Tu me dis bien des choses et malgrès ta passivité tu atténue parfois le morose qui colle à ma vie magnétique.
C'est un grand tourbillon dans lequel je me sens le ballon léger impuissant, balloté en tout sens, sans prise.
Parles moi d'autres choses Internet puissant, omniprésent, omniscient. Dieu des médias, distrais moi s'il te plait
J'adûle ton existence, assis ou accroupis devant toi, le grand lumineux qui ondule mon visage d'ombre bleues
Entends mes prières chantées au clavier, voir confessionnées dans l'oeil de ma webcam
Dis moi quand s'arrêtera la course et à quelle heure je serais chez moi.
Elle est peut-être déjà relativement finie, ma voiture plantée dans un parepain
Est ce que je m'embraserai avant de m'évaporer ?
Est ce qu'une croix signalera mon existance passé ?
Est ce que j'aurai un endroit ou je me sentirai chez moi ou ai-je été trop vilain ?
En qui avoir confiance lorsque on est seul,
précipité aux milieux "d'autres" mais les liens coupées à la tronçonneuse.
Je crains d'avoir atteind en tout mon seuil,
condamné au moyen, au médiore, à la soif sans faim, à la déprime qui creuse.
J'ai la tête dans un vide sans nom, et quelqu'un coupe un à un les fils de ma marionette animée.
Refrain de lutin direz vous sans tort, mais l'âme en pleure, tordue sur elle même, ne sais plus penser
Refermée, cristalisée dans un caillou sale et laid, elle pese des tonnes et devient lourde à porter
Mon dos brisé perds la mémoire, et dans cette nuit noire je n'y vois plus d'espoir d'y être un jour aimé
Pas de sonnerie, juste l'envie de faire pipi qui me sort du lit
Dos cassé, visage fripé, les idées embrouillées, vite un café
Toujours pareil, nouvelle journée en mode veille rangaine
Sans surprise, ni prise sur ma vie métissée peines et merveilles
J'attends le décollage, la vie au mouillage entre les flots
Passage fugace entre les maux sans avoir l'age qu'il faut
J'ai le pouvoir de changer les choses et pourtant je morose
Le temps passe sans que j'y fasse quelques petites choses
La météo m'annonce une journée sans vent, sans houles
Ma voile est séche, pliée, rangée. J'ai le mât nu et mou
Blotti dans ma cabine, j'ai mauvaise mine et je m'en fous
J'attends un belle tempête pour lever l'âme et faire le fou
Quelque chose dort en moi
Dans le crépuscule je cherche un monde neuf
Mais je suis minuscule et je marche sur un oeuf
Changer de paysage, de visage, en plus beau
Passer les ages avec un ange dans un lit chaud
Lutin, perlun pépin
Le jus de raisin
Coule dans le bain
Ca sent la fin
Plus de xanax, plus de séroprane
Ca tourne vinaigre dans mon crâne
Picante déprimante j'ai jetté l'ancre
Impression déjà vu, la même encre
Envie de se faire sauter
N'avoir plus rien à penser
Bout de chair à bouffer
Par des vers affamés
Ils sont nombreux à me dire ... réintègre la réalité mon garçon, tu ne peux pas vivre dans ton monde, l'onirique peut être magnifique, gamberger ne remplit pas le porte-monnaie, ni le frigo. C'est bien triste, mais c'est bien vrai aussi.
Il n'existe pas de certificat d'inaptitude à la "Real Life" ? Est-ce que mes aptitudes à gagner ma vie font de mon attitude une lacheté infecte, un insecte parasite, un trombone tordu ?
La lune est partie briller pour un autre hémisphère
Lumière douche, esprit louche et l'âme manouch'
On se réveille la tête en bouteille, les idées par terre
Nouvelle journée, abîmée, déprimée, en cartouche
Faire un tour ou tourner en rond, tout est bon
Du moment que nos yeux n'fixent pas le destin
Faire durer la nuit et s'imaginer faire les cartons
Décoller, s'envoler vers un bien meilleur lointain
Aller debout, je me ressaisi
Apres tout j'ai aussi une vie
Et puis tant pis pour l'envie
J'irai quand je serai endormi
Bonne nuit
Mon appartement est un lieu vraiment étrange
Chaton et poissons s'y reposent paisiblement
Tu vois, tu bois, et passe alors un petit ange
Me parles, trinquons, passons un bon moment
Manque seulement un peu de lumière
Terriblement sombre ces soir d'hivers
Peut-être que pour une garconnière
Nous pourrions des choses y faire
Trouverons nous le temps à accorder ?
Nous sommes prêts je crois
Pour festoyer, picoler, nous oublier ...
Passer les jours et les mois
Un moment surement il faudra rompre
Doux chant des cygnes écoutons
Moment insolite ou on se trompe
A deux, à trois, à quatre, sautons !
Cette nuit j'ai fait un rêve...
Je me trouvais dans une grande salle, pleine de gens que je ne connaissais pas lorsque un petit bonhomme à l'allure hobbit s'est présenté à moi, il disait me connaitre et son sourire m'a convaincu. Il me dit qu'une amie à moi est là, une amie que je n'ai pas vu depuis des années. Je le suis, je la vois, elle est occupée avec des amis. Je me sens trop nul pour aller vers elle, pour la déranger, alors je rebrousse chemin. Le petit hobbit me dit que je fais erreur, que je devrais aller la voir, mais je refuse, je décide de quitter mon rêve ... mais elle est là, elle m'attend à la sortie, je ne peux faire autrement que la croiser et son regard me tombe dessus, chaud, doux, bienveillant. Elle m'ouvre ses bras et je m'y jette corps et âme. Elle semblait heureuse de me revoir. Je me suis mis à pleurer dans ses bras. Pleurer de la retrouver, pleurer de me sentir si seul, pleurer qu'elle m'aime encore ...
on ô réveil