Lili51 nous offre un Père Noël, et Sergio des Camélias. Scrooge est chez Tetederadio, et de jolis voeux chez Iris. Tout sur le secret du solstice chez Too-//-Bee, et 39 Clocks chez Soundtrack of life. Bonnes fêtes sur Vox !
Je revois le quai bondé et en délire
Suffoquant sous la chaleur et sous la rage
Et j'entends dans la rame les cris, les soupirs
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, et la cloche sonne,
Et la foule vient me jeter dans cette rame...
Emportés par la rame qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un à l'autre
Et nous laisse tous
Ébétés, énervés et étouffés.
Entraînés par la rame qui tangue
Et qui fonce
A Une folle vitesse
Nos membres restent soudés
Et parfois soulevés
Nos corps enlacés s'envolent
Et retombent tous
Ébétés, énervés et étouffés.
...
Et la face éclaboussée par les postillons
Je tente de me retourner en vain
Mais soudain je pousse un cri parmi la foule
Quand la rame freine brusquement et me renverse...
Emportée par la foule qui me traîne
et m'entraine
Je sors à la mauvaise sortie
Je lutte et je me débats
Mais le son de ma voix
S'étouffe dans les corps des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...
Entraînée par la foule qui s'élance
Sur le quai
Je ne vois rien
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me traine
Loin de la rame qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvée...
Merci Piaf pour La Foule.
C'est un grand classique, dont on n'est finalement jamais à l'abri.
La fin commence par la mort de la plus grande des illusions, celle en grosse barbe blanche et costume rouge, puis il y a aussi le grand best of du Prince Charming au cheval blanc, mais faut pas croire, en fait il y en a tout plein des illusions. A l'infini même, puisqu'on se les crée tout seul, comme des grands. Il y a les petites illusions, les grandes, et même (les pires) les récurrentes qu'on ne veut pas lâcher, et que l'on s'entête à faire renaitre pour mieux les r-enterrer.
Vivre sans illusion a du bon, très bon.
Tu as les (2) pieds (et la tête) sur terre et finalement, tu n'es jamais déçu, jamais frustré, et tu marches dans les dignes traces de St Thomas, qui sagement, attendait de voir. Même que généralement, tu ne t'en caches pas "oh moi, je ne me fais aucune illusion... bla bla bla". Perso, et pas du tout objectivement, je pense que la fin des illusion est une bonne chose.
Bien sûr, le moment clé, où tu dois décider d'enterrer ta dernière illusion (en date) est hyper difficile. Dur dur. Sérieux, ça brise le coeur. Mais après, quel soulagement. C'est comme si tu venais de déposer sur le bord de la route cette énorme enclume que tu te trimballais pour rien depuis 178 km à pieds.
Alors bien sûr, j'entends d'ici les petites voix des pro-illusions. "Oui, mais vivre sans illusion, c'est comme vivre sans rêve, c'est trop dur, c'est inimaginable, c'est la mort de l'espoir, etc". Ok. J'accepte. Mais chacun son truc j'ai envie de dire. Si tu préfères te trimballer tes illusions le long du chemin, parce qu'elles te font rêver, voler, espérer, te sentir léger, super. Go. Il faut faire ce qui est le mieux pour toi. C'est ça l'essentiel.
Mais moi, j'ai choisi un autre chemin. Celui sur terre, où les petites déceptions quotidiennes me sont largement suffisantes, pour ne pas me rajouter en plus les abîmes de déception et de regrets qui naissent de la fin d'une belle illusion.
Suite des Best Of musicaux chez Zoreil des Hauts et Liza. Beaucoup de neige chez Triton, et du risque chez Tenflo. Enfin quelques concerts chez Miss Sparrow, et le backstage chez Florent.
Après la fin du monde telle qu'on le connait, je vous le dis, messieurs, la donne va changer, les femmes s'y préparent (enfin, moi, en tout cas).
Une fois la sélection naturelle des éléments achevée, viendra le temps de la sélection naturelle par les femmes: au programme, le repeuplement sélectif de la terre.
Là, je vois tout de suite vos yeux masculins s'illuminer *chouette, du sexe gratos, sans obligation d'achat*:
QUE NENNI messieurs. J'ai dit sélectif.
En effet, laisser moi vous conter l'histoire du repeuplement.
Les femmes, ayant tiré les leçons des dernières watmille années, vont sauter sur cette occasion UNIQUE de repeupler notre belle planète (ou ce qu'il en restera), selon certaines conditions, édictées par elles et seulement par elles.
Le règne de l'utérus vous attend.
Fini la loi de l'emmerdement maximum, fini les maillons faibles, fini les boulets, fini les pieds sous la table, fini les gros machos, fini les menteurs et companie.
Les seuls qui seront élus pour repeupler la terre et profiter de tout l'amour que les femmes ont à donner, seront les hommes dignes de ce nom !
Et une femme avertie en vaut deux, et une année d'asservissement en vaut 100, donc le calcul est vite fait: 2 x 100 x watmille = 200 watmille.
Oui, 200 watmille, C'est mon dernier mot;)
En musique chez Maya, The Dude et Popisdead, puis en poésie chez Eye Gore. Le marché de Noël de Nice est chez Anto et en italien, et Le monde d'hier chez Triton. Enfin, Caro nous parle de son nouveau métier.
En attendant Noël....
S'il était une sublime déesse,
Eperdument amoureuse.
Si elle était Aztèque et prêtresse,
Extrêmement langoureuse.
S'il était son amour déçu et brisé,
Laissant son coeur ensanglanté
A notre déesse désespérée,
Et qu'elle en mourrait.
Si les larmes pourpres et divines
de ces perles de sang
Avaient rencontré un pétale blanc
Immaculé, puis ensanglanté.
Si une fleur rouge sang était née
De cette peine inconsolable et mortelle
de ces larmes de sang éternelles
De cette déesse morte d'amour.
Si cette fleur ne vivait qu'en hiver,
Rouge sang sur le manteau blanc.
Si cette déesse ne vivait que par elle,
Ne serait ce que quelques instants.
Cette plante aztèque existe, pleine de grâce
Elle répond au doux nom de Cuetlaxochitl.
Du nom de sa déesse, je ne trouve trace
Mais son histoire est mienne, universelle.
Cette fleur, dont Pourpre est la couleur
Et éphémère la floraison,
Je l'aime plus que de raison,
Pour ses larmes et sa douleur.
Déesse aztèque au coeur brisé pour toujours,
Au pied de mon sapin tu es.
En souvenir de tes larmes ensanglantées
Et de cette fragilité, même divine, de l'amour.
Derrière le comptoir, elle ne dit jamais un mot. Pourtant, c'est elle qui règne en maître. Ses cheveux sont relevés et cachés sous un long turban multicolore à paillettes. Le carrelage mural est Art Déco: carreaux vert anis et jaune canari. Elle a relevé ses manches. Sa peau est si blanche qu'on voit ses veines bleutées courir le long de ses bras. Ses mains glissent sur l'inox de la paillasse avec dextérité et souplesse. Près de 160 desserts passeront entre ses mains d'ici la fin de son service. Elle ne sourit pas, elle est impassible aux 160 décibels du DJ et de la salle réunie sur la piste de danse. Elle n'a pas de bague aux doigts et elle a le regard concentré. Si elle relève la tête, c'est pour tendre l'oreille vers la serveuse en mini-jupe. Tout le monde sait que les serveuses en mini-jupe servent plus de desserts. Encore 6 mi-cuits au chocolat sauce glace caramel. 6, 60, 100, 160, peu importe. Elle assure. Puis tout à coup, aussi discrètement qu'elle a travaillé, elle disparait. Il est minuit. Elle n'est pas Cendrillon. Non, elle, elle prépare les desserts. C'est son boulot, et là, c'était la fin de son service. L'inox brille à nouveau, le carrelage étincelle. La cuisine dort, et le long turban multicolore est plié sur l'étagère. Jusqu'à demain soir, sous les décibels et la boule à facette.
Althazagora nous emmène chez Laura dans l'air et Maya. Tof dévoile son Buddha, tandis que Sergio nous parle de champignons. Enfin, un petit tour chez Aurélio pour un Best Of, et chez Miss Pompadour pour un défi.