Bel écran LCD, toi le reflet brillant d'une vie numérique,
Ecoutes ma chanson, fais vibrer ton diapason à un rythme frénétique, pathétique, féérique !
Tu me dis bien des choses et malgrès ta passivité tu atténue parfois le morose qui colle à ma vie magnétique.
C'est un grand tourbillon dans lequel je me sens le ballon léger impuissant, balloté en tout sens, sans prise.
Parles moi d'autres choses Internet puissant, omniprésent, omniscient. Dieu des médias, distrais moi s'il te plait
J'adûle ton existence, assis ou accroupis devant toi, le grand lumineux qui ondule mon visage d'ombre bleues
Entends mes prières chantées au clavier, voir confessionnées dans l'oeil de ma webcam
Dis moi quand s'arrêtera la course et à quelle heure je serais chez moi.
Elle est peut-être déjà relativement finie, ma voiture plantée dans un parepain
Est ce que je m'embraserai avant de m'évaporer ?
Est ce qu'une croix signalera mon existance passé ?
Est ce que j'aurai un endroit ou je me sentirai chez moi ou ai-je été trop vilain ?
En qui avoir confiance lorsque on est seul,
précipité aux milieux "d'autres" mais les liens coupées à la tronçonneuse.
Je crains d'avoir atteind en tout mon seuil,
condamné au moyen, au médiore, à la soif sans faim, à la déprime qui creuse.
J'ai la tête dans un vide sans nom, et quelqu'un coupe un à un les fils de ma marionette animée.
Refrain de lutin direz vous sans tort, mais l'âme en pleure, tordue sur elle même, ne sais plus penser
Refermée, cristalisée dans un caillou sale et laid, elle pese des tonnes et devient lourde à porter
Mon dos brisé perds la mémoire, et dans cette nuit noire je n'y vois plus d'espoir d'y être un jour aimé
Pas de sonnerie, juste l'envie de faire pipi qui me sort du lit
Dos cassé, visage fripé, les idées embrouillées, vite un café
Toujours pareil, nouvelle journée en mode veille rangaine
Sans surprise, ni prise sur ma vie métissée peines et merveilles
J'attends le décollage, la vie au mouillage entre les flots
Passage fugace entre les maux sans avoir l'age qu'il faut
J'ai le pouvoir de changer les choses et pourtant je morose
Le temps passe sans que j'y fasse quelques petites choses
La météo m'annonce une journée sans vent, sans houles
Ma voile est séche, pliée, rangée. J'ai le mât nu et mou
Blotti dans ma cabine, j'ai mauvaise mine et je m'en fous
J'attends un belle tempête pour lever l'âme et faire le fou
Quelque chose dort en moi
Dans le crépuscule je cherche un monde neuf
Mais je suis minuscule et je marche sur un oeuf
Changer de paysage, de visage, en plus beau
Passer les ages avec un ange dans un lit chaud
Lutin, perlun pépin
Le jus de raisin
Coule dans le bain
Ca sent la fin
Plus de xanax, plus de séroprane
Ca tourne vinaigre dans mon crâne
Picante déprimante j'ai jetté l'ancre
Impression déjà vu, la même encre
Envie de se faire sauter
N'avoir plus rien à penser
Bout de chair à bouffer
Par des vers affamés